Les petits arrangements d’un grand dépistage

Remarques sur le mercenariat scientifique

We don’t expect mercenary scientists. Science is supposed to be constant, apolitical, and above the fray. 

(Michaels, 2020, S. 23)

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En plein milieu de l’état de crise de 2020, le gouvernement luxembourgeois publia un communiqué de presse qui, sans autre débat ou discussion, annonçait la stratégie officielle de la sortie du confinement. Derrière les portes fermées des consultations gouvernementales, les décideurs politiques avaient choisi de mettre en place une stratégie de dépistage à large échelle pour infléchir la dynamique épidémique.1 Le projet d’une première phase de dépistage, budgétisé à 32 millions d’Euros, était censé « profiter de la formidable opportunité » de « tester progressivement l’ensemble de la population contre le nouveau coronavirus dans un laps de temps relativement court ». 

La première phase du dépistage fut mise en place le 25 mai, en pleine décroissance saisonnière de la dynamique épidémique, et dura jusqu’au 15 septembre, date de fin des congés d’été. Le dépistage à large échelle profita également d’une très large collaboration, regroupant les ministères luxembourgeois de l’Éducation et de la Santé, tout en mettant à contribution une « Task Force COVID-19 » composée d’agents ministériels, de représentants de l’Université du Luxembourg, du Luxembourg Institute of Health, du Luxembourg Institute of Science and Technology, du Laboratoire National de Santé, du Centre Hospitalier du Luxembourg, du Fonds National de Recherche, de Luxinnovation (le développement économique n’aura pas été oublié) et du Luxembourg Institute of Socio-Economic Research. La formidable opportunité de la pandémie devait aussi être celle de la science luxembourgeoise. 

À l’instar des autres pays européens, le Luxembourg allait donc également faire profiter de la situation quelques fonctionnaires ministériels et scientifiques triés sur le volet, pour contribuer au savoir épidémiologique universel.

La science et les conflits d’intérêt

Évidemment, depuis Galilée, la vérité de la science que beaucoup tiennent encore pour l’héritière directe des vérités évangéliques, semble devenue plus problématique. Car les nouveaux héros scientifiques ne semblent pas toujours défendre leur vérité contre l’État ou contre le commerce. De la science prolétarienne d’un Lyssenko à la crise de la reproductibilité (cf. Ioannidis, 2005), en passant par la science de l’industrie du tabac et de l’agro-alimentaire, la pandémie du coronavirus a elle-même éclaté en pleine « révolution de la crédibilité » scientifique (cf. Vazire, 2018).

Durant la crise pandémique, les irrégularités et les conflits d’intérêts en science se sont ainsi démultipliés de façon exponentielle. Dans son éditorial du 13 novembre 2020, Kamran Abbasi, le rédacteur en chef du British Medical Journal, avertissait déjà de la politisation, de la corruption et de la suppression de la science dans le contexte de la pandémie. Covid-19, écrivait Abbasi (Abbasi, 2020) a déclenché une « corruption d’État à grande échelle », nocive pour cette même santé qu’elle prétend protéger.

La corruption ne s’arrête pas aux seuls usages politiques et économiques de la recherche scientifique. Elle entre par les pores des publications scientifiques, et se transmet jusqu’aux pratiques et raisonnements scientifiques mêmes, pour générer une véritable « corruption épistémique » (voir p. ex. Sismondo, 2021). La corruption épistémique se produit quand un « système de connaissances perd son intégrité […] cessant de fournir le type de connaissances fiables que l’on attend de lui. » (loc. cit.) 

Le récent scandale du Lancetgate illustre de manière remarquable ce type de corruption et ses conséquences politiques désastreuses. Le 22 mai 2020 The Lancet publiait un article de Sapan Desai et al. estimant la mortalité sous l’hydroxychloroquine dans le traitement de la Covid-19 à 11,1 % (Mehra et al., 2020). 

L’article provoqua une réponse politique majeure immédiate : l’Organisation Mondiale de la Santé, la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency du Royaume-Uni, la US Food and Drug Administration, pour ne nommer que les plus importants, recommandaient aussitôt l’arrêt net de tout traitement par et de toute recherche sur l’hydroxychloroquine dans le cadre de la pandémie Covid-19. À la suite de la parution du Lancet, un arrêt quasi mondial du recours à et de la recherche sur l’hydroxychloroquine fut imposé.

L’étude étaye les résultats de sa recherche sur une base de données regroupant les informations de quelque 96’000 patients, hospitalisés dans 671 hôpitaux répartis à travers les six continents ; un fait qu’aucun processus de peer-review n’était en mesure de vérifier. Une semaine après la parution de l’article, le 23 mai 2020, de très sérieux doutes commencèrent à émerger quant aux résultats de l’étude. Le 28 mai, quelque 146 chercheurs adressèrent une lettre ouverte au Lancet, faisant part de leur étonnement au sujet de l’étude de Desai (voir Mahase, 2020). Les auteurs de la lettre s’inquiétaient, entre autres, du contrôle inadéquat de variables, de données confuses, de la non-validation des données, de l’absence d’information sur la provenance des données et de la non-transparence du processus de peer-review, considéré comme l’un des standards incontestés de la recherche scientifique.

Le fin mot de l’histoire fut que l’étude en question n’était pas seulement parsemée de problèmes méthodologiques et d’erreurs de calcul. En effet, Richard Horton, l’éditeur en chef du Lancet finît par qualifier la démarche de Desai et de ses collaborateurs de « fraude monumentale » („Richard Horton, patron du « Lancet »“, 2020). Car, au moment où les auteurs prétendaient à la démonstration scientifique de la nocivité de l’hydroxychloroquine, en s’appuyant sur les données jamais vérifiées de l’entreprise privée de Desai, ce dernier publiait sur l’efficacité tout aussi problématique des traitements par l’ivermectine. Ainsi donc, des publications monumentalement frauduleuses avaient réussi à passer comme une lettre à la poste toutes les instances de contrôle de la publication scientifique la plus renommée.

Le pragmatisme scientifique au Luxembourg

Fin février, Paul Wilmes et al., membres de la même Task Force luxembourgeoise, présentèrent à leur tour une étude sur le grand dépistage dans The Lancet Regional Health – Europe (l’un des nouveaux sous-journaux du Lancet, actuellement sans « facteur d’impact » (Wilmes et al., 2021)). 

L’objet de la publication était de fournir les preuves scientifiques du succès de la stratégie du dépistage à large échelle. Et le résultat de cette stratégie était, s’il faut en croire ses concepteurs, un succès extraordinaire. Grâce au dépistage à large échelle, et grâce à la modélisation mathématique de la détection supposée d’infections asymptomatiques, censées être l’un des principaux moteurs de l’épidémie, « le nombre total de cas anticipés aurait été de 42,9 % » (Wilmes et al., 2021, p. 1, Abb. 6 p.7, p. 8). 

Selon le même modèle, une « participation obligatoire aurait entraîné une différence supplémentaire de 39,7 % ». En somme, si l’on avait pu obliger l’ensemble de la population à prendre part au dépistage à large échelle, soutiennent les auteurs de l’étude, 82,7 % des cas auraient pu être évités au Luxembourg. Évidemment, comme l’affirmait l’Axel Kahn, président de la Ligue française contre le Cancer : « en contexte de pandémie, la démocratie est un inconvénient » (Cf. Stiegler, 2021, p. 14).

Pourtant, cette étude, portant sur une première phase de dépistage, budgétisée à 32 millions d’euros, provoqua rapidement un air de déjà-vu chez certains experts indépendants. La fameuse « politique des chemins courts » luxembourgeoise étant devenue un état d’esprit bien partagé au Luxembourg, qu’il paraissait parfaitement normal qu’une analyse scientifique d’une stratégie sanitaire fût réalisée par les mêmes acteurs qui en avaient conçu le programme et qui étaient encore responsables de sa mise en œuvre. 

Mais ce qui pour l’ainsi nommé « pragmatisme » des affaires constitue le pain quotidien des partenariats publics-privés semble bien moins banal dans le contexte de la recherche. La collection opaque de données, les omissions, les suggestions subtiles, les interprétations problématiques et les conflits d’intérêt majeurs caractérisent peut-être la « politique des chemins courts », mais elles constituent un problème majeur pour la déontologie de la recherche scientifique. 

Comme l’infectiologue Dr Gérard Schockmel a pu le souligner („De Kloertext“, 2021), les problèmes techniques de la mise en place du dépistage, les problèmes scientifiques et méthodologiques, l’interprétation des résultats, les informations manquantes, le rapport coût-efficacité spécieux ainsi que les conflits d’intérêts de l’étude conduite par la Task Force luxembourgeoise semblent si accablantes qu’elles font plus penser à une version hautement élaborée du marketing politique qu’à un travail de recherche scientifique digne de ce nom. 

Car, comme pour les travaux de Desai et al., les incongruités de l’étude luxembourgeoise commencent au niveau de la collecte des données censées informer un modèle mathématique spéculatif, lui-même sollicité pour certifier le succès scientifique réel de la stratégie politique. 

Les petits arrangements avec la vérité

Récapitulons rapidement les incongruités scientifiques les plus saillantes. Dans un premier temps, même si la version définitive de l’article retiendra l’incertitude des données prélevées, les auteurs de l’étude ont ‘omis’ de clairement spécifier les imprécisions issues de l’extraction d’acides nucléiques d’écouvillons oropharyngés. Les raisons pour lesquelles les écouvillons oropharyngés ont été préférés aux prélèvements nasopharyngés, donnant lieu à une détection significativement plus fiable, n’ont pas été divulguées. (Cf. Wang et al., 2020) 

Allant plus loin, l’étude luxembourgeoise ne sera à aucun moment attardée sur la question des techniques bien ou mal maîtrisées du prélèvement par les tests rRT-PCR (un petit détail intéressant qui aura toute son importance par la suite), ou sur les possibles erreurs de l’interprétation des résultats. Les auteurs de l’étude ne retiennent que la seule validité de laboratoire parfaite (100 %) des kits de tests, tels que garantis par leur producteur. En outre, aucune mention n’est faite quant à l’infectiosité des cas positifs détectés.

Les choses ne s’arrêtent pas là : le laboratoire, appointé en exclusivité par le Luxembourg Institute of Health, a engagé un fabricant de tests dont il était lui-même propriétaire jusqu’en 2017. Toujours dans la logique du pragmatisme luxembourgeois des affaires, le laboratoire en question aura lui-même certifié les tests de son ex-société, avec la connaissance et l’accord de la Direction de la santé ministérielle. « Courts chemins et raccourcis » … (Ducat, 2014) 

Si ces enchevêtrements d’intérêts financiers n’ont pas été mentionnés dans l’article de Wilmes et al., la disposition du contrat de vente, les possibilités d’earnout, courantes dans ce type de transactions, stipulant l’éventualité de compensations supplémentaires en cas d’atteinte de certains objectifs, n’a pas non plus été révélée. 

En résumé l’étude scientifique du dépistage à large échelle ne tient donc compte ni des problèmes de l’exécution correcte des prélèvements, ni des questions de certification des tests utilisés, ni des possibles confits d’intérêts dus au contrat exclusif accordé à un laboratoire privé, engageant à son tour une société privée à laquelle il est lié selon des termes protégés par le secret des affaires. 

Par-delà les données, la méthodologie du dépistage a bénéficié de la même opacité heureuse. 

La répartition des prélèvements en trois groupes à risque conditionnant une participation de 50 % de la population résidente et de 22 % des frontaliers aura permis, en moyenne 1 seul test toutes les 4 semaines chez les résidents, et toutes les 8 semaines chez les frontaliers pour le groupe à haut risque. Dans le groupe à risque moyen, nettement plus important en nombre, les résidents se firent tester toutes les 10 semaines en moyenne, alors que les frontaliers passèrent à l’écouvillon oropharyngé toutes les 20 semaines. 

Selon un simple calcul arithmétique (Cf. les calculs du Dr. Gérard Schockmel à la radio d’État luxembourgeoise, 2021), les chances de dépistage furent donc de 1/30 pour le groupe de résidents à plus haut risque, de 1/60 pour les dépistages écartés de 8 semaines, de 1/70 pour ceux réalisés à une fréquence de 10 semaines, et de 1/140 pour les tests espacés de 20 semaines. Autant partir à la chasse aux moucherons avec de gros filets de pêche. 

À la décharge des décideurs politiques et de leurs agents scientifiques, remarquons néanmoins qu’ils ne semblent pas avoir cru eux-mêmes au grand succès scientifique du dépistage. Les fermetures et les couvre-feux qui ont été remis en place dès le mois de décembre 2020, après la seconde phase du dépistage facturé à quelque 60 millions d’euros d’argent contribuable, auront montré que le dépistage à large échelle n’aura manifestement pas permis de faire une différence perceptible dans la dynamique épidémique.

Conflits et concordes : les copains d’abord

La déontologie de la recherche scientifique – contrairement à celle des partenariats politiques et économiques – considère comme fraude la falsification ou la manipulation des données et des résultats. Dans le monde de la science, les conflits d’intérêts qui risquent de biaiser les résultats des recherches entraînent en principe la rétraction des études et la disqualification des chercheurs plutôt que de favoriser les bons rapports commerciaux et les belles carrières universitaires. 

Les intérêts économiques masqués de la recherche scientifique ne datent évidemment pas de la pandémie. En effet, en 2009, une charte internationale de déclaration de conflits d’intérêt a été proposée par le New England Journal of Medicine (Drazen et al., 2009, p. 1896) pour l’ensemble des comités internationaux d’éditeurs de journaux médicaux. Selon cette charte, les associations « non-financières qui peuvent être pertinentes pour le manuscrit soumis », les associations « avec des entités commerciales qui ont apporté leur soutien aux travaux présentés dans le manuscrit soumis », de même que les « associations avec des entités commerciales qui pourraient être considérées comme ayant un intérêt dans le domaine général du manuscrit soumis » (36 mois avant la soumission) doivent être déclarées.

Or, si le papier de Wilmes et al. a correctement divulgué le réseau d’interdépendance scientifique et économique de l’État commanditaire, il a omis de mentionner les diverses entités commerciales qui ont apporté leur soutien en bénéficiant accessoirement d’un carnet d’affaires de plusieurs millions d’euros ; soit de quelque 150 millions à ce jour pour les trois premières phases de la détection à large échelle. On ne saura pas non plus pourquoi le laboratoire privé aura été préféré au Laboratoire National de Santé.

On dira que ce n’est que sous le coup de l’urgence, que la Task Force del’État a donc désigné un seul laboratoire privé et une firme de services militaires ayant son siège à Dubaï, pour conduire l’organisation et de l’évaluation des tests, sans autre appel d’offre publique. Le fait de cet outsourcing commercial n’a bien évidemment pas été retenu parmi les possibles déclarations de conflit d’intérêt par les auteurs de l’étude. 

Une suggestion habile laisse néanmoins sous-entendre que les tests ont bien été réalisés par la Task Force scientifique elle-même. De même, le fait que la compagnie de logistique militaire aura été dessaisie en Allemagne pour divers problèmes de favoritisme, des problèmes de gestion informatique et de non-formation des personnels (Corona-Tests, 2020) n’aura été signalée nulle part. La validité du prélèvement de tests n’en reste pas plus rassurante pour sa part.

Il n’est pas difficile de reconnaître dans ces réseaux de connivence, dans ces montages et machinations étatiques complexes, protégés par le secret des affaires (Cf. Schmit & Reuter, 2021), le modèle même de l’économique politique luxembourgeoise, basé sur un savoir-faire politique et législatif, dont les scandales font régulièrement la une des journaux étrangers. Et il semble de bon ton dans ce petit monde d’admettre que là où il y a intérêt, il n’y a pas de conflit. Car là où il y a intérêt, il y a des arrangements, n’en déplaise au monde de la recherche scientifique. 

Les partenariats publics-privés très privés

La crise pandémique a montré que le ministère de la Santé ne fait pas exception à cette stratégie du voile de l’ignorance. Les contacts de droit privé permettent de soustraire les partenariats publics-privés les plus équivoques à tout contrôle et à toute analyse critique publique (cf. Schmit, 2021). Il va sans dire que la science étatique bénéficie, à son tour, du même secret des affaires. 

Dans son éditorial sur la corruption politique et financière de la science, Kamran Abbasi notait que la seule manière de remédier à la fraude scientifique était la « divulgation complète des intérêts concurrents du gouvernement, des politiciens, des conseillers scientifiques et des personnes nommées, telles que les responsables du test et de la traçabilité, de l’achat de tests de diagnostic et de la fourniture de vaccins » ainsi que « par la transparence totale des systèmes de prise de décision, des processus et la connaissance de qui est responsable de quoi » (Abbasi, 2020). 

Contrairement aux recommandations du Comité international des rédacteurs de revues médicales, le succès de la science épidémiologique politisée du Luxembourg aura à son tour fini par porter tous les traits des petits arrangements entre amis qui caractérisent un certain type d’affaires, devenues tristement célèbres. 

Loin de contribuer à la confiance en une science susceptible de prendre à bras le corps les problèmes réels de la pandémie, la science étatique du Luxembourg aura nourri la corruption épistémique qui, non sans raison, entretient le conspirationnisme et creuse la crédibilité des politiques sanitaires. Étant donné le budget investi pour la stratégie du dépistage à large échelle et étant donné la réputation et la situation professionnelle des intervenants de l’étude, les parties prenantes auront évidemment eu toutes les raisons de faire ce qui était en leur pouvoir pour éviter l’échec. 

L’étude de la Task Force luxembourgeoise aura toutefois démontré l’un des faits les plus tristes de la crise sanitaire : si la politique fait figure de suivre la science, c’est qu’elle sait toujours déjà compter sur les intérêts de ses mercenaires scientifiques. (Cf. Conway & Oreskes, 2012)

Bibliographie

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  1. « Une stratégie de déconfinement encadrée par des mesures sanitaires et de recherche » https://gouvernement.lu/fr/actualites/toutes_actualites/communiques/2020/04-avril/28-strategie-deconfinement-sante-recherche.html ↩︎