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Le temps des crises (2)

La crise de la modernité est conçue comme « phénomène social total » en analogie avec le modèle médical du moment décisif où le malade survit ou succombe.

Dès le XVIIIᵉ se développent les quatre grandes conceptions de la crise à travers lesquelles nous interprétons, gérons et instrumentalisons les crises jusqu’à ce jour.

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Le temps des crises (1)

Le début du XXIᵉ siècle a déjà entamé ou traversé un nombre étonnant de crises : une crise du terrorisme globalisé, des crises économiques, une crise écologique, des crises migratoires, des crises de la dette, et maintenant une crise sanitaire qui, probablement, ouvrira à une autre crise économique et une autre crise de la dette publique.

Toutefois l’usage inflationnaire du terme de « crise » aura également fait qu’il est difficile de savoir ce que signifie ou à quoi, plus précisément, se réfère la notion de « crise ». Une occasion, donc de reprendre le fil historique du concept de crise.   (Lire la suite … )

Hygiène
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L’odeur du virus

Le virus a-t-il une odeur ? Bien sûr que non, répondra le bien-pensant. Et pourtant, lit-on, il existerait des chiens qui renifleraient les malades du Covid mieux que tout test chimique.

L’odeur du virus, c’est donc l’odeur du malade et l’effluve de la mort. Par le biais des innombrables discussions et débats sur les modes de contagion et les répartitions d’aérosols, par le biais des mesures de distanciation et de l’obligation du port de masque, c’est tout l’imaginaire de la peste, du choléra et des pires épidémies de l’histoire du monde qui est réactivé par la propagande politique et médiatique.

Il semble opportun, dès lors, de revisiter notre pandémie sous l’angle de l’odeur de la maladie et de l’air pestilentiel dans notre imaginaire social.   (Lire la suite … )

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Les petits arrangements d’un grand dépistage

Dans la compétition internationale des meilleurs stratégies anti-épidémiques, le Luxembourg fait figure de modèle à suivre. Avec 42,9% d’infections évitées, le dépistage à large échelle aurait permis au petit pays d’éviter une catastrophe sanitaire et économique majeure. C’est du moins ce que proclament de manière univoque la politique et leurs scientifiques.

Selon le langage militaire en vigueur, la Task Force scientifique gouvernementale aurait profité « de la formidable opportunité » de « tester progressivement l’ensemble de la population contre le nouveau coronavirus dans un laps de temps relativement court ».

Ainsi, une étude scientifique des spécialistes de la Task Force, parue en mai 2021, montrerait que le nombre des cas détectés n’a pas seulement pu être réduit de presque moitié, mais qu’il aurait, en cas de dépistage obligatoire, permis d’éviter 82,7 % des cas d’infection. Manifestement, la démocratie nuit gravement à la santé.

Qu’en est-il alors de cette science qui informe la politique sanitaire ? Une relecture critique de l’étude scientifique et de son contexte révèle une situation un peu plus enchevêtrée que ne le laissent entendre les défenseurs d’une politique basée sur les faits.   (Lire la suite … )

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L’empire de l’arbitraire

Depuis la promulgation de l’état de crise au mois de mars, le gouvernement a soumis 110 versions de 16 projets de loi relatifs à la lutte contre la pandémie, soit 1,7 projet de loi et 12 révisions en moyenne par mois.

Or, les décideurs politiques ne prétendent même plus étayer leurs législations sanitaires sur des résultats ou des ‘faits’ scientifiques bien précis, sur des chiffres concrets ou sur un savoir légitime. Il semble donc d’ores et déjà admis que la limitation voire l’abrogation des droits et libertés fondamentales s’avère politiquement arbitraire. La nouvelle politique sanitaire correspond à l’idéal de la politique plébiscitaire de l’imaginaire populiste : les dirigeants décident, le peuple acclame.   (Lire la suite … )