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La théorie du complot de Karl Popper

Avant de deve­nir un simple mot infla­tion­naire, cen­sé dis­qua­li­fier cer­taines cri­tiques indé­si­rables, il exis­tait un véri­table concept de la « théo­rie du complot ». 

Chez Pop­per et von Hayek, la « théo­rie du com­plot » est simul­ta­né­ment abor­dée dans le contexte de la théo­rie de la connais­sance et sur le plan poli­tique. Cet enche­vê­tre­ment de la connais­sance et de l’in­té­rêt est lui-même hau­te­ment inté­res­sant et inté­res­sé.  (Lire la suite … )

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Conspirations, délires et vérité

La notion de « théo­rie de la conspi­ra­tion » est notoi­re­ment dif­fi­cile à défi­nir. Son his­toire, depuis le XIXᵉ siècle, montre d’ailleurs ses dimen­sions séman­tiques et ses éva­lua­tions morales incer­taines et chan­geantes. Dans son accep­tion la plus récente, la « théo­rie de la conspi­ra­tion » a pris sa place par­mi les nou­veaux ‹argu­ments mas­sue›, c’est-à-dire ces expres­sions qua­si magiques, dont la simple men­tion coupe court à toute dis­cus­sion et iden­ti­fie l’in­ter­lo­cu­teur comme scé­lé­rat, voire comme para­noïaque.  (Lire la suite … )

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Le temps des crises (2)

La crise de la moder­ni­té est conçue comme « phé­no­mène social total » en ana­lo­gie avec le modèle médi­cal du moment déci­sif où le malade sur­vit ou succombe.

Dès le XVIIIᵉ se déve­loppent les quatre grandes concep­tions de la crise à tra­vers les­quelles nous inter­pré­tons, gérons et ins­tru­men­ta­li­sons les crises jusqu’à ce jour. 

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Le temps des crises (1)

Le début du XXIᵉ siècle a déjà enta­mé ou tra­ver­sé un nombre éton­nant de crises : une crise du ter­ro­risme glo­ba­li­sé, des crises éco­no­miques, une crise éco­lo­gique, des crises migra­toires, des crises de la dette, et main­te­nant une crise sani­taire qui, pro­ba­ble­ment, ouvri­ra à une autre crise éco­no­mique et une autre crise de la dette publique.

Tou­te­fois l’usage infla­tion­naire du terme de « crise » aura éga­le­ment fait qu’il est dif­fi­cile de savoir ce que signi­fie ou à quoi, plus pré­ci­sé­ment, se réfère la notion de « crise ». Une occa­sion, donc de reprendre le fil his­to­rique du concept de crise.  (Lire la suite … )

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Les petits arrangements d’un grand dépistage

Dans la com­pé­ti­tion inter­na­tio­nale des meilleurs stra­té­gies anti-épi­dé­miques, le Luxem­bourg fait figure de modèle à suivre. Avec 42,9% d’in­fec­tions évi­tées, le dépis­tage à large échelle aurait per­mis au petit pays d’é­vi­ter une catas­trophe sani­taire et éco­no­mique majeure. C’est du moins ce que pro­clament de manière uni­voque la poli­tique et leurs scientifiques.

Selon le lan­gage mili­taire en vigueur, la Task Force scien­ti­fique gou­ver­ne­men­tale aurait pro­fi­té « de la for­mi­dable oppor­tu­ni­té » de « tes­ter pro­gres­si­ve­ment l’ensemble de la popu­la­tion contre le nou­veau coro­na­vi­rus dans un laps de temps rela­ti­ve­ment court ».

Ain­si, une étude scien­ti­fique des spé­cia­listes de la Task Force, parue en mai 2021, mon­tre­rait que le nombre des cas détec­tés n’a pas seule­ment pu être réduit de presque moi­tié, mais qu’il aurait, en cas de dépis­tage obli­ga­toire, per­mis d’é­vi­ter 82,7 % des cas d’in­fec­tion. Mani­fes­te­ment, la démo­cra­tie nuit gra­ve­ment à la santé.

Qu’en est-il alors de cette science qui informe la poli­tique sani­taire ? Une relec­ture cri­tique de l’é­tude scien­ti­fique et de son contexte révèle une situa­tion un peu plus enche­vê­trée que ne le laissent entendre les défen­seurs d’une poli­tique basée sur les faits.  (Lire la suite … )