Le miracle de la crise sanitaire

Le 17 mars 2020, le premier ministre et ministre d’État, Xavier Bettel, déclare l’état de crise sur le territoire national. Ce fut la première invocation du nouveau paragraphe 4 de l’article 32 de la Constitution : « En cas de crise internationale, de menaces réelles pour les intérêts vitaux de tout ou partie de la population ou de péril imminent résultant d’atteintes graves à la sécurité publique, le Grand-Duc, après avoir constaté l’urgence résultant de l’impossibilité de la Chambre des Députés de légiférer dans les délais appropriés, peut prendre en toutes matières des mesures réglementaires. »

Lors des débats autour de la révision du 13 octobre 2017, le juriste et député de Déi Lenk Serge Urbany avait à juste titre attiré l’attention sur la nature problématique de cette disposition : « L’état d’urgence en France nous montre également qu’il s’agit d’une restriction générale de la liberté de réunion et d’autres droits fondamentaux. […] Il s’agit toujours aussi de ’l’ordre public’ tel que l’entendent les gouvernements. » Le 1er juin 2017, son parti déclarait donc officiellement que l’« état d’exception [était] un corps étranger dans la démocratie, parce qu’il signifie, dans son essence, l’annulation de la séparation des pouvoirs ».

Lire la suite sur le site de WOXX … >>>