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Les masques du ressentiment

Dans son ana­lyse du mora­lisme de la nou­velle ‘éthique de la res­pon­sa­bi­li­té’ sani­taire, Elsa Gis­quet démasque la gri­mace de la bien­veillance qui se cache der­rière les dis­cours et les pra­tiques de la nou­velle soli­da­ri­té antivirale.
La socio­logue y décèle comme une réca­pi­tu­la­tion des signes de dis­tinc­tion et de ségré­ga­tion sociales, issues des habi­tus de lutte de classe de la bour­geoi­sie. La mora­li­sa­tion des dis­cus­sions sur le port des masques por­te­rait donc les traits de ces stra­té­gies de dis­tinc­tion sociale, issue de la bourgeoisie. 

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Le miracle de la crise sanitaire

Le 17 mars 2020, le pre­mier ministre et ministre d’État, Xavier Bet­tel, déclare l’état de crise sur le ter­ri­toire national.
Ce fut la pre­mière invo­ca­tion du nou­veau para­graphe 4 de l’article 32 de la Constitution : 

« En cas de crise inter­na­tio­nale, de menaces réelles pour les inté­rêts vitaux de tout ou par­tie de la popu­la­tion ou de péril immi­nent résul­tant d’atteintes graves à la sécu­ri­té publique, le Grand-Duc, après avoir consta­té l’urgence résul­tant de l’impossibilité de la Chambre des Dépu­tés de légi­fé­rer dans les délais appro­priés, peut prendre en toutes matières des mesures réglementaires. » 

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Die Autorität der Wissenschaft

„Die Richt­li­nien der Kon­trolle müs­sen von Wis­sen­schaft­lern ent­wor­fen wer­den.“ (Bur­rhus Fre­de­ric Skinner)

Was der wohl bekann­teste Viro­loge Deut­schlands so ein­drucks­voll aus­for­mu­liert – die ange­bliche poli­tische Neu­tra­lität der Wis­sen­schaft – ents­pricht zwar auf der einen Seite der auch unter Wis­sen­schaft­ler kur­sie­rende Über­zeu­gung von ihrer Wissenschaften. 

Auf der ande­ren Seite hal­ten sich aber die Wis­sen­schaft­ler gemein­hin nicht an ihr wis­sen­schafts­theo­re­tisches und ethisches Selbst­verständ­nis. Wis­sen­schaft ist nicht politikfrei. 

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La méthode populiste

Dans un article du New York Times, datant de mars 2017, le psy­cha­na­lyste amé­ri­cain Joel Whi­te­book pro­po­sait une lec­ture inté­res­sante du phé­no­mène Trump.

Whi­te­book, l’un des rares ana­lystes intro­duits à la « théo­rie cri­tique » (fac­ture franc­for­toise), est sur­tout connu en Europe pour sa dis­cus­sion de la poli­tique de la recon­nais­sance de Axel Honneth.

Moins connu est le fait que Whi­te­book repré­sente éga­le­ment l’un des rares psy­cha­na­lystes à for­mu­ler des avis infor­més sur des ques­tions poli­tiques et sociales actuelles. 

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Le paradoxe du féminisme néolibéral

Ces der­nières années, la rhé­to­rique des médias grand public et des ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales s’est lar­ge­ment répan­due : l’une des clés pour mettre fin aux maux per­sis­tants de l’é­co­no­mie inter­na­tio­nale consiste à édu­quer et à pro­mou­voir les » droits » des filles et des femmes[…].Cet effort 
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De la contestation à la révolution bourgeoise

Dans leur mani­feste du Fémi­nisme pour les 99%, C. Arruz­za, T. Bhat­ta­cha­rya et Nan­cy Fra­ser pro­posent une cri­tique impor­tante du fémi­nisme de la « deuxième vague ». Le fémi­nisme libé­ral, c’est-à-dire la variante la plus popu­laire du fémi­nisme dit de la « deuxième vague », écrivent-elles, n’est pas une solu­tion au pro­blème de l’inégalité, mais fait par­tie du pro­blème de l’inégalité.
Com­ment donc ce fémi­nisme a‑t-il fini par faire par­tie du pro­blème qu’il visait à résoudre ? Pour répondre à cette ques­tions, Arruz­za, Bhat­ta­cha­rya et Fra­ser reprennent à leur compte une cri­tique du fémi­nisme libé­ral contem­po­rain issue du fémi­nisme marxiste …