Entre ce que nous com­pre­nons de nos dif­fi­cul­tés et souf­frances et ce que nous par­ve­nons à contrô­ler ou à chan­ger, un écart peut per­sis­ter. Cer­taines expé­riences se répètent, cer­tains vécus insistent, même lorsque nous en com­pre­nons assez bien les rai­sons. Par­fois aus­si, nous consta­tons cette répé­ti­tion sans par­ve­nir à la com­prendre. Pour­quoi cela se repro­duit encore ? 

La pra­tique psy­cha­na­ly­tique prend son sens dans cet écart entre ce que nous vivons, ce que nous en com­pre­nons et les pos­si­bi­li­tés de chan­ge­ment qui nous sont accessibles.

Le tra­vail ana­ly­tique prend forme à par­tir de ce que la per­sonne com­prend déjà de son expé­rience, de ce qu’elle éprouve et de ce qu’elle par­vient à en dire. Il arrive aus­si que les mots manquent, ou que ce que nous res­sen­tons s’accorde mal avec ce que nous com­pre­nons de notre situation. 

Les émo­tions engagent une manière de per­ce­voir ce qui nous arrive et de nous situer dans nos rap­ports aux autres. Prê­ter atten­tion à ce que nous éprou­vons peut nous aider à com­prendre ce que nous atten­dons d’une situa­tion, ce que nous y per­ce­vons comme une menace et ce qui compte pour nous. 

Au fil des séances, ce qui se dit peut prendre des direc­tions inat­ten­dues et modi­fier la manière de com­prendre et de vivre cer­taines situa­tions. La manière dont on se sent enten­du, com­pris ou par­fois mal com­pris par l’analyste fait elle aus­si par­tie du tra­vail. Les mal­en­ten­dus peuvent être repris, et la com­pré­hen­sion de l’analyste discutée.

Ce tra­vail prend place dans un cadre pré­cis, dont les coor­don­nées figurent sur la page Contact