Entre ce que nous comprenons de nos difficultés et souffrances et ce que nous parvenons à contrôler ou à changer, un écart peut persister. Certaines expériences se répètent, certains vécus insistent, même lorsque nous en connaissons assez bien les raisons. Parfois aussi, nous constatons cette répétition sans parvenir à nous l’expliquer. Pourquoi cela se reproduit encore ?
La pratique psychanalytique prend son sens dans cet écart entre ce que nous vivons, le sens que nous lui donnons et les possibilités de changement qui nous sont accessibles.
Le travail analytique prend forme à partir de ce que la personne comprend déjà de son expérience, de ce qu’elle éprouve et de ce qu’elle parvient à en dire. Il arrive aussi que les mots manquent, ou que ce que nous ressentons s’accorde mal avec notre lecture de la situation.
Les émotions engagent une manière de percevoir ce qui nous arrive et de nous situer dans nos rapports aux autres. Prêter attention à ce que nous éprouvons peut nous aider à préciser ce que nous attendons d’une situation, ce que nous y percevons comme une menace et ce qui compte pour nous.
Au fil des séances, ce qui se dit peut prendre des directions inattendues et modifier la manière d’envisager et de vivre certaines situations. La manière dont on se sent entendu, compris ou parfois mal compris par l’analyste fait elle aussi partie du travail. Les malentendus peuvent être repris, et la compréhension de l’analyste discutée.
Thierry Simonelli exerce comme psychanalyste au Luxembourg depuis plus de vingt ans.

Ce travail prend place dans un cadre précis, dont les coordonnées figurent sur la page Contact.