Politique
Le temps des crises (2)
Dès le XVIIIᵉ se développent les quatre grandes conceptions de la crise à travers lesquelles nous interprétons, gérons et instrumentalisons les crises jusqu’à ce jour.
Le temps des crises (1)
Toutefois l’usage inflationnaire du terme de « crise » aura également fait qu’il est difficile de savoir ce que signifie ou à quoi, plus précisément, se réfère la notion de « crise ». Une occasion, donc de reprendre le fil historique du concept de crise.
Les petits arrangements d’un grand dépistage
Selon le langage militaire en vigueur, la Task Force scientifique gouvernementale aurait profité « de la formidable opportunité » de « tester progressivement l’ensemble de la population contre le nouveau coronavirus dans un laps de temps relativement court ».
Ainsi, une étude scientifique des spécialistes de la Task Force, parue en mai 2021, montrerait que le nombre des cas détectés n’a pas seulement pu être réduit de presque moitié, mais qu’il aurait, en cas de dépistage obligatoire, permis d’éviter 82,7 % des cas d’infection. Manifestement, la démocratie nuit gravement à la santé.
Qu’en est-il alors de cette science qui informe la politique sanitaire ? Une relecture critique de l’étude scientifique et de son contexte révèle une situation un peu plus enchevêtrée que ne le laissent entendre les défenseurs d’une politique basée sur les faits.
L’empire de l’arbitraire
Or, les décideurs politiques ne prétendent même plus étayer leurs législations sanitaires sur des résultats ou des ‘faits’ scientifiques bien précis, sur des chiffres concrets ou sur un savoir légitime. Il semble donc d’ores et déjà admis que la limitation voire l’abrogation des droits et libertés fondamentales s’avère politiquement arbitraire. La nouvelle politique sanitaire correspond à l’idéal de la politique plébiscitaire de l’imaginaire populiste : les dirigeants décident, le peuple acclame.